Il y a quelques jours, la 4 ème édition du Relais autour du monde s’est déroulée au lycée Guebre Mariam, à Addis-Abeba.

Ce relais, c’est 24 heures de sport sans interruption à travers 5 continents, c’est l’occasion de mettre à l’honneur des athlètes de tous les pays, c’est aussi la volonté de rassembler autour de valeurs essentielles, de renforcer l’esprit de fraternité, la cohésion et l’inclusion.

A cette occasion, nous avons eu l’honneur de recevoir Yayesh Gate Tesfaw, athlète handisport éthiopienne, née en 1997,
spécialisée dans le demi-fond et concourant en T11 pour les athlètes déficients visuels. Elle a remporté la médaille d’or du
1500m aux Jeux paralympiques de Paris, en 2024. Avec une grande gentillesse, elle a répondu aux questions des Jeunes
Reporters du LGM.

« Tout a commencé il y a 6 ans, en 2019 nous a dit Yayesh. Mes amis couraient dans mon école. C’est une école pour aveugles et sourds. Ils me demandaient pourquoi moi je ne courais pas et d’autres personnes me disaient la même chose ! J’ai donc décidé de me mettre à la course. J’ai très vite progressé et j’ai ainsi participé à de nombreuses courses, notamment à échelle internationale.

Les JO étaient ma 4 ème course internationale mais c’était la 1 ère fois que je participais aux jeux olympiques. Quand j’ai
remporté la médaille d’or du 1500m, cela a été une grande fierté et j’ai ressenti beaucoup d’émotion.
Le sport m’a permis de développer la confiance en moi, et ceci malgré mon handicap. C’est un message que je veux adresser aux enfants : tout est possible et le sport peut aider à surmonter la maladie et le handicap. »

Yayesh Gate Tesfaw est également championne du monde du 1500m, titre qu’elle a remporté également en 2024, à Kobé,
en battant le précédent record du monde, avec un temps de 4 minutes 31 secondes 77. Sa progression et ses capacités ont fait d’elle une figure emblématique de l’athlétisme paralympique éthiopien, sa réussite a contribué à mettre un lumière le potentiel des athlètes paralympiques éthiopiens sur la scène internationale.

Jeunes Reporters du LGM